Le Carnaval de Saint-Martin, joyau patrimonial, mêle traditions africaines, européennes et caribéennes. Selon Luciana Raspail, présidente de l’association Festivités Carnavalesques de Saint Martin (FCDSM), il est un « patrimoine vivant et la vitrine où nous pouvons démontrer notre diversité, résilience culturelle et notre unité qui fait de nous la Friendly island ».
Les recherches de Stéphie Gumbs, passionnée de l’histoire de Saint-Martin et autrice d’une exposition sur le carnaval de Saint-Martin, révèlent que ce dernier puise aussi ses racines dans les bals privés des années 1940, comme le relatait feue Daniella Jeffry.
À cette époque, les « moko jumbies », figures masquées terrifiantes, parcouraient les rues de Marigot.
Les années 1960 voient un tournant décisif : des influences venues de Trinidad, Saint-Kitts et Saint-Thomas enrichissent les célébrations. Le « Carnival Village », inspiré de St-Thomas, et l’introduction des steel pans marquent le début de sa structuration.
Depuis les années 2000, le Carnaval devient le reflet d’un véritable melting-pot, accueillant des troupes dominicaines, haïtiennes, indiennes et chinoises, entre autres.
Un brassage que la FCDSM compte bien ériger en atout. Pour Luciana Raspail, « cette fusion a permis de façonner l’histoire de cette tradition en créant sa propre identité.
Aujourd’hui, nous souhaitons faire de notre Carnaval le melting-pot avec des troupes mettant en valeur les différentes nationalités présentes sur l’île ». _AK
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